6 avril : Alain Berenboom, Le soupçon ordinaire
Le conférencier :
Né à Bruxelles d’un père venu d’une petite ville près de Varsovie en Pologne et d’une mère née à Vilno lorsque la ville était russe (actuellement Vilnius), Alain Berenboom est devenu un écrivain belge de langue française !
Son œuvre romanesque promène le lecteur tout au long de la planète, même si ses héros (pour être juste, des anti-héros souvent ambitieux mais qui n’ont pas les moyens de leurs aspirations) ont bien des traits dominants de l’art belge : l’autodérision, une soif de panache et de folie mêlée à une modestie excessive et un amour de la vie et de la sensualité.
Après des études de droit à l’université libre de Bruxelles, il est devenu avocat, spécialisé en droit d’auteur, du cinéma et de la presse et professeur à l’université de Bruxelles. Il est l’auteur du traité de référence belge en matière de droit d’auteur.
C’est un écrivain qui s’impose avec son ton, son point de vue, ses inquiétudes, son style, sa langue. Un humour qui est toujours une philosophie, une lecture du réel qui puise ses références à travers le monde.
D’une cohérence évidente, son travail témoigne sous une apparence légère et ironique d’une réflexion constante sur la justice, la démocratie, la solidarité. Et des indignations que peuvent susciter les manquements à l’égard de ces valeurs.
Le sujet :
Alain Berenboom nous parlera de sa dernière œuvre littéraire, Le soupçon ordinaire, roman à la fois accessible, intelligent et profondément actuel.
Le Soupçon ordinaire se lit comme un excellent polar tout en offrant une réflexion puissante sur nos sociétés contemporaines. Un livre qui captive, inquiète… et continue de résonner longtemps après la dernière page.
Un texte fort, engagé sans être démonstratif, porté par une grande voix de la littérature belge. Ce livre démontre que l’étiquette « juif » colle comme le sparadrap du capitaine Haddock à toute personne née dans la culture juive, même non croyante. Il illustre la confusion persistante entre identité culturelle, religion et politique, qui assimile encore ces individus aux choix de l’État d’Israël.

